Architecture rurale

Description

Le premier travail du paysan était l'épierrement de son lopin de terre. Ces pierres de calcaire constituaient une réserve dans laquelle il puisait pour la construction de sa maison et de ses clôtures, les préférant, par mesure d'économie, aux pierres taillées des carrières. Encore aujourd'hui, vous remarquerez ces murets de pierres assemblées à sec, sans aucun liant. Ils délimitaient les parcelles de terrains cultivés ou les enclos pour les moutons. Ces constructions de murettes remontent à des temps très anciens. Quelquefois, la construction ne nécessitait pas l'utilisation de toutes les pierres. Les pierres non utilisées étaient alors regroupées en bordure des parcelles. Ces amas de pierre portent le nom de « clapas ». L’entretien et la réparation de ces murs étaient un travail important pour les paysans: l'eau d'infiltration les déformait et les faisait écrouler partiellement. Ils devaient donc les rebâtir très rapidement.

Les puits, au bord des champs et des vignes
La nappe phréatique se trouvant à 3 ou 4 mètres de profondeur, il n'était pas facile d'obtenir de l'eau. Elle était cependant nécessaire pour les jardins potagers, et lors du sulfatage des vignes. Il s'agissait presque toujours de puits de type ouvert, circulaire, limité au plan de la margelle. Il était surmonté d'une ferronnerie ou d'un appareil de pierre auquel était suspendue une poulie qui servait à monter le seau plein d'eau.

La maison de village ou l’ostal
Résidence de la famille, ces habitations mitoyennes sont construites sur des parcelles étroites et allongées, dans des petites rues sinueuses, héritage de l'époque médiévale. En pierre, avec une couverture de tuiles plates, la maison se compose de trois niveaux. Le rez-de-chaussée, souvent voûté, est destiné à loger les animaux et à entreposer les outils de travail. Le premier étage, auquel on accédait par un escalier extérieur droit et étroit, abrite l'unique pièce à vivre servant à la fois de salle à manger, de cuisine et d'alcôve. Une cheminée de pierre et un évier, dont l'évacuation se faisait directement dans la rue, complètent l'agencement sommaire de cette pièce. Le dernier étage ou grenier ou débarras est destiné aux réserves. Les gens y entreposaient la laine, le foin et parfois même y pratiquaient l'élevage de vers à soie. A l'arrière de la maison, une cour et un petit jardin avec potager, arbres fruitiers et les commodités.

Le mas
C'est une grande ferme isolée. Il se compose généralement de différents bâtiments disposés sur 3 côtés d'une cour fermée. On peut y trouver bergerie, grange, porcherie, pigeonnier, écurie et logements des ouvriers. Le passage, peu après 1850, d'une polyculture (céréales et élevage de moutons et de cochons) à la monoculture de la vigne, a modifié la fonction des bâtiments existants afin d'abriter les activités propres au travail de la vigne : la fermentation, le pressage et la conservation. Dans la cour, la maison du propriétaire évoque « le château » et contraste par son architecture plus soignée et moins traditionnelle avec les bâtiments d'exploitation.

Le « mazet » et la capitelle
Ce sont des habitats temporaires et dispersés fréquents en pays de garrigue. Ils sont destinés à abriter les gens et leur outils de travail. Les mazets (ou cabane de vignerons) et les capitelles (ou cabane de bergers) habituellement de plan circulaire, sont bâtis en pierre sèche selon la technique de la voûte et aménagés très sommairement. Construits pour la mise en culture de nouvelles terres, situés en bordures des parcelles entourées de murs en pierre, ils abritent les gens et leurs outils de travail.

La charbonnière
Les charbonnières, composées de pierres sèches, disposent d’une toiture différente : branchages couverts de feuillages, mélange de terre et de fumier sur une toiture de lauze ou plus tardivement tôle ondulée. Pendant des générations, les hommes exploitèrent les arbres pour la production de charbon de bois, logeant une partie de l'année, en famille, dans ces toutes petites cabanes. L'on reconnaît une charbonnière à son petit bâti à une seule porte qui regarde encore sur un cercle de terre noircie, si profondément brûlée que rien n'y pousse.

Le pigeonnier
Les pigeonniers sont nombreux dans la région, chacun ayant eut la possibilité d'en élever dès lors qu'il en avait les moyens. Les pigeons étaient élevés pour l'alimentation, bien que préjudiciables aux cultures de céréales. A quelques exceptions près, ce sont de petits bâtis, généralement de forme carrée construit en des endroits bien choisis et de dimensions variables. Les trous d'envol sont ménagés directement dans la maçonnerie. A l'intérieur, les oiseaux nichaient dans des alvéoles (les boulins) en matériaux divers : assemblages de pierres constituant de petites cases quadrangulaires disposées en assises superposées, vases en terre cuite par exemple.

La lavogne
Les lavognes, lavagnes ou lacs sont liées à l'élevage ovin en pays karstiques ou calcaires. A l'origine, dès le néolithique, elles n'étaient que simples dépressions dans le sol au fond rendu imperméable par des dépôts d'argile et le piétinement des animaux. A partir du Moyen Age elles ont pu être dallées ou maçonnées. On les trouve donc en garrigues, souvent le long des chemins, des drailles et auprès des mas.

Les croix de chemin
Dans notre région, rares sont les croix antérieures au XVIIe siècle du fait des guerres de religion. Les calvaires furent élevés pour sacraliser le lieu, avec des intentions différentes tout en recherchant son rôle protecteur : pour marquer le lieu d'un événement particulier, jalonner les parcours ou borner (croix de christianisation, croix de chemin, croix de cimetière, croix de mémoire, croix de pont…).

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